Könnte mir wer bei Hier von Kristof und Knock von Romains weiter helfen?

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1 Antwort

Scène classique de Knock pour les examens !

TEXTE 1 (Knock, médecin remplaçant dans un petit village, parvient à convaincre peu à peu chacun de ses habitants qu'ils sont des malades qui s'ignorent. Dans ce passage, il ausculte La Dame, une riche fermière qui travaille très dur.)

Knock, il l'ausculte. Baissez la tête. Respirez. Toussez. Vous n'êtes jamais tombée d'une échelle étant petite ?
La Dame. Je ne m'en souviens pas.
Knock, il lui palpe et lui percute le dos, lui presse brusquement les reins. Vous n'avez pas mal ici le soir en vous couchant ? Une espèce de courbature ?
La Dame. Oui, des fois. 
Knock, il continue de l'ausculter. Essayez de vous rappeler. Ca devait être une grande échelle. 
La Dame. Ca se peut bien. 
Knock, très affirmatif. C'était une échelle d'environ trois mètres cinquante, posée contre le mur. Vous êtes tombée à la renverse. C'est la fesse gauche, heureusement, qui a porté. 
La Dame. Ah oui ! (...) 
Knock, la fait asseoir. Vous vous rendez compte de votre état ? 
La Dame. Non. 
Knock, il s'assied en face d'elle. Tant mieux. Vous avez envie de guérir, ou vous n'avez pas envie ? 
La Dame. J'ai envie. 
Knock. J'aime mieux vous prévenir tout de suite que ce sera très long et très coûteux. 
La Dame. Ah ! mon Dieu ! Et pourquoi ça ? 
Knock. Parce qu'on ne guérit pas en cinq minutes un mal qu'on traîne depuis quarante ans. 
La Dame. Depuis quarante ans ? 
Knock. Oui, depuis que vous êtes tombée de votre échelle. 
La Dame. Et combien que ça me coûterait ? 
Knock. Qu'est-ce que valent les veaux, actuellement ? 
La Dame. Ca dépend des marchés et de la grosseur. Mais on ne peut en avoir de propres à moins de quatre ou cinq cents francs. 
Knock. Et les cochons gras ? 
La Dame. Il y en a qui font plus de mille. 
Knock. Eh bien ! ça vous coûtera à peu près deux cochons et deux veaux. 
La Dame. Ah ! là ! là ! Près de trois mille francs ? C'est une désolation, Jésus Marie ! 
Knock. Si vous aimez mieux faire un pèlerinage, je ne vous empêche pas. 
La Dame. Oh ! un pèlerinage, ça revient cher aussi et ça ne réussit pas souvent. (Un silence) Mais qu'est-ce que je peux avoir donc de si terrible que ça ? 
Knock, avec une grande courtoisie. Je vais vous l'expliquer en une minute au tableau noir.(Il va au tableau et commence un croquis.) Voici votre moelle épinière, en coupe, très schématiquement, n'est-ce pas ? Vous reconnaissez ici votre faisceau de Türck et ici votre colonne de Clarke. Vous me suivez ? Eh bien ! quand vous êtes tombée de l'échelle, votre Türck et votre Clarke ont glissé en sens inverse ( il trace des flèches de direction) de quelques dixièmes de millimètre. Vous me direz que c'est très peu. Evidemment. Mais c'est très mal placé. Et puis vous avez ici un tiraillement continu sur les multipolaires. (Il s'essuie les doigts) 
La Dame. Mon Dieu ! Mon Dieu ! 
Knock. Remarquez que vous ne mourrez pas du jour au lendemain. Vous pouvez attendre. 
La Dame . Oh ! là ! là ! J'ai bien eu du malheur de tomber de cette échelle ! 
Knock. Je me demande même s'il ne vaut pas mieux laisser les choses comme elles sont. L'argent est si dur à gagner. Tandis que les années de vieillesse, on en a toujours bien assez. Pour le plaisir qu'elles donnent ! 
La Dame. Et en faisant ça plus ...grossièrement, vous ne pourriez pas me guérir à moins cher ?...à condition que ce soit bien fait tout de même. 
Jules Romains, Knock, Acte II, Scène IV, Gallimard, 1924.

PS :

Matura = avoir atteint une (certaine) maturité

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