französisch analyse Emile Zola?

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1 Antwort

On note une alternance des
points de vue adoptés. En effet l’alambic est vu à travers le regard de
plusieurs personnages.

Avec Mes-Bottes : alambic
= aimable
« yeux attendris »,
veut faire qu’un avec la machine, la rend inoffensive, « gros bedon de
cuivre » on voit l’aspect amical.

Avec Gervaise qui frissonne et
qui recule : crainte, machine effrayante.
On passe de la curiosité à la peur : Gradation des sentiments.

La description de l’alambic
mêle plusieurs subjectivités ce qui apporte un réalisme du regard par rapport à
la personnalité du personnage. En effet, Gervaise craint cette machine car elle
a un passé difficile et sait que c’est un danger. Mes-Bottes est attendri par
cette machine car il est déjà alcoolique, l’alcool lui rend le bonheur que sa
misérable vie lui prend.

    Pourquoi peut-on dire que cette scène est une scène naturaliste ?
    Justifiez votre réponse en vous appuyant sur le texte.

Cette scène est naturaliste
car Emile Zola utilise un langage populaire et argotique. Grâce à son écriture,
le lecteur a l’impression d’être en immersion dans l’ambiance ouvrière qui se
dégage de cet extrait.

Langage : « cochonneries » (ligne 11), « cheulards »
(ligne 12), « écrabouillé » (ligne 13), « un canon gratis »
(ligne 17),  « trimé » (ligne
39), « un jour de ribote » (ligne 14), « vitriol
(eau-de-vie) » (ligne 10).

Jurons : Tonnerre de Dieu ! (ligne 56),

Image : « le grelot (parole) » (ligne 62), « le
bedon (ventre->cornue) (ligne 57)», « dés à coudre (petits verres) (ligne
61)».

Personnages : « ce roussin de Père Colombe » (ligne 61) « cet
animal de Mes-Bottes » (ligne 53) « Coupeau »  (ligne 9)

Nom du bar : « L’Assommoir »

Métiers : « Le zingueur » (ligne 46), « jeune ouvrier »
(ligne 20)

Ambiance festive : « Mes-Bottes, accompagné de ses deux camarades, était venu
s’accouder sur la barrière, en attendant qu’un coin du comptoir fût libre (il
y’a du monde) (…) et les camarades ricanaient… » (il y’a du bruit )
(lignes 53 à 62). -> Il y’a du monde, on rigole.

Effets de réel, le lecteur a l’impression d’y être

    Comment est décrite Gervaise ? Pourquoi peut-on dire qu’une
    fatalité pèse sur elle ?

Gervaise est une femme qui a
des désirs simples.

On comprend très vite que sa
mère était alcoolique. Zola montre ainsi la fatalité de son destin due à son
hérédité génétique.

Alors que Coupeau était
pressé, car « …déjà debout,
s’inquiétant de l’heure »
(lignes 43- 44), ils ne sortirent pas de
suite.

Gervaise « eut la curiosité d’aller regarder, au fond, derrière la barrière
de chêne, le grand alambic de cuivre rouge…et le zingueur qui l’avait suivie,
lui expliqua comment ça marchait, indiquant du doigt les différentes pièces de
l’appareil, montrant l’énorme cornue d’où tombait un filet limpide
d’alcool »
(lignes 44 à 49).

Gervaise est attirée, ne peut
s’empêcher de s’approcher de l’alambic.

Gervaise est faible et cède à
la tentation d’aller voir l’alambic. Zola montre ainsi sa faiblesse.

L’alambic remet en cause la
réalisation du bonheur pourtant simple de Gervaise.

    De quelle manière est décrit l’alambic ?

Une machine dangereuse

« Le grand alambic
de cuivre rouge » (lignes 45-46)

« …l’énorme cornue »
(ligne 48 »

Adjectifs « grands »
et « énorme » et « rouge » montrent la grandeur et l’aspect
effrayant de cette machine. Agrandissent la machine.

« mine sombre »,
« sans une flamme, sans une gaieté » -> silence sinistre, climat
inquiétant, menaçant.

L’alambic est ici présenté
comme un opposant à l’héroïne Gervaise, qui devra lutter contre elle.
Gervaise parait minuscule à côté de l’alambic.

On note également la
focalisation interne sur Gervaise, et le fait que le narrateur s’efface.

De plus, la description est
rendue vivante avec les paroles rapportées de Mes Bottes (DIL), le discours
indirect de Coupeau et discours direct de Gervaise -> description rendue
plus animée, plus vivante.

Alternance entre description
et narration : « d’aller regarder » (ligne 45), « l’avait
suivi » (ligne 47), « était venu s’accouder » (ligne 54),
« recula » (ligne 67).

La description est ici liée à
la narration. Description en action, dynamique. Personnages en mouvement. La
description ne marque pas vraiment une pause nette dans le récit.

La personnification de l’alambic

« sueur d’alcool »
(ligne 64)

« c’était comme une
besogne de nuit, faite en plein jour, par un travailleur morne, puissant et
muet »  (lignes 52-53) -> menace,
travail nocturne. Maléfique ? Comparé à un travailleur

Mes-Bottes a les « yeux
attendris » (ligne 56) devant l’alambic. ->personnification

Il dit d’elle que « elle
était bien gentille ». Il voit en elle la douceur féminine ?

« Il y’avait, dans ce
gros bedon de cuivre, de quoi se tenir le gosier au frais pendant huit
jours » (lignes 57-58) -> personnification amicale

« Il avait un rire de
poulie mal graissée » (ligne 55) -> Mes-Bottes devient l’alambic

Cela est confirmé avec son
souhait d’avoir de l’alcool tout le temps à volonté et de ne faire qu’un avec
cette machine : « Lui, aurait voulut qu’on lui soudât le bout du
serpentin entre les dents, pour sentir le vitriol encore chaud, l’emplir, lui
descendre jusqu’aux talons, toujours, toujours, comme un petit ruisseau »
(lignes 58 à 60). Discours indirect libre encore une fois utilisé. Paroles du
narrateur et du personnage se mêlent.

Sensation du lecteur qui peut
sentir l’alcool « encore chaud » (ligne 59).

Cette vision de Mes-Bottes
montre son alcoolisme et la fatalité de son destin. Il rêve d’une ivresse
totale et ininterrompue, il veut que l’alambic le nourrisse comme une mère (on
rappelle qu’il dit qu’elle était bien gentille et qu’il la regarde avec des
yeux attendris)  l’alcool va jusqu’à se
substituer au sang.

Zola montre les conséquences
de l’alcool en disant que « cet
animal de Mes-Bottes avait un fichu grelot »
(ligne 62).

Mes-Bottes n’est presque plus
un homme, il devient l’alambic.

L’alcool semble prêt à
submerger Mes-Bottes, et à le remplir comme un réservoir et à continuer sur les
autres ouvriers. Car les autres ouvriers ne le contredisent pas. Ils ne sont
pas choqués.

Du réel au fantastique

«  récipients de formes étranges » « enroulements
sans fin de tuyaux », « mine sombre »

« pas une fumée ne s’échappait », « souffle
intérieur », « ronflement souterrain »

Zola utilise des adjectifs,
des hyperboles, des comparaisons.
à alambic = enfer ???

Peur de Gervaise :
frisson, elle recule, « ça me fait
froid, cette machine (mise à distance, elle l’appelle « machine » et
les points de suspension montrent son angoisse)…la boisson me fait
froid… »
à prémonition ? Elle sent le danger.

Description symbolique : L’alambic représente désormais le mal, la mort (le froid
de la mort). On voit vraiment qu’à travers cette écriture, Zola annonce la
fatalité du destin de Gervaise, et également de tout le monde ouvrier.

Misère du peuple ouvrier qui
sombre avec fatalité dans l’alcoolisme :
L’alambic va à la longue envahir Paris, extension de la menace
(exagération de la réalité ->hyperbole)-> fatalité du monde ouvrier,
fatalité du bar puis de la ville entière.

Zola transforme l’alambic en
un être étrange et gigantesque avec des comparaisons, une description poussée,
une hyperbole, une gradation.

Vielen Dank! C'est très gentil! est-ce que vous pourriez aussi m'expliquer la difference entre lectures romantiques et lectures romanesques?

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@Aristotle


Est romanesque ce qui relève du roman, récit consacré à des
personnages en général imaginaires, et détaillant des sentiments, des aventures, des événements.

Romantique est ce qui apartient au courant du romantisme ("Die Romantik", z.B. Bilder von Caspar David Friedrich). Daans le langage courant on utilise romantique aussi dans le sense de "romantisch" (z.B. un film romantique)


lecture romanesque ist also wenn man einen Roman - und kein comic, kurzgeschichte sachbuch... liest

lecture romantique ist wenn man ein werk eines vertreters der romantik liest (z.B. Chateaubriand) oder eine liebesgeschichte

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